• One-Shot 7: Trop de Rancoeur...

    Elle marchait, d'un pas mal assuré. Elle marchait, mais elle n'était pas sure que c'était la meilleure chose à faire. Avait-elle eut raison d'accepter? Peut-être aurait elle du refuser... Elle regarda son portable. Encore une fois, elle accéléra le pas. Pourquoi le faisait elle? Parce qu'elle ne voulait pas être en retard. Si elle y allait, elle ne pouvait pas se permettre la moindre faiblesse. Sa fierté, son honneur en dépendaient. Elle essaya de prendre un air aussi assuré que celui de Temari, comme elle l'avait vue faire si souvent. Mais ce n'était pas si facile. Elle se résolut à marcher normalement. Au risque d'avoir l'air faible, au moins, elle ne serait pas ridicule.

    Elle arriva devant la porte du restaurant, mais n'osa pas y entrer. Elle regarda à nouveau l'heure. Il lui restait encore cinq minutes. Enfin, il aurait du lui rester cinq minutes. Mais le destin en décida autrement. Elle sentit une main sur son bras.

    "Eh, Ino!
    -'Oh non... pas maintenant!'
    -T'es en avance! Parfait, on aura un peu plus de temps pour parler.
    -Hn..."

    Le brun la tirait maintenant à l'intérieur. Elle ne dit rien, mis à part lorsqu'elle commanda, pendant une dizaine de minutes. Elle écoutait à peine l'homme aux yeux noirs qui lui parlait comme s'ils étaient amis. Finalement, il se tut, mais ne cessa pas de fixer la blonde qui mangeait distraitement. Apaisée par le silence, elle poussa un soupir inaudible de soulagement. Elle releva la tête, et vit que celui qui l'avait invité la fixait, et ses yeux la firent défaillir. Elle rabaissa la tête, et se servit enfin de ses cordes vocales.

    "Arrête de faire comme si on pouvais être amis.
    -Explique moi pourquoi ce n'est pas possible?
    -Mais enfin! T' es con ou quoi? Je te signale qu'on est sorti ensemble pendant plus de deux ans, que tu m'as largué pour Karin, ou... non. Que je t'ai surpris en train d'embrasser Karin. Même pas t'as pris la peine de me larguer. Et là, môssieur Sasuke Uchiha pense qu'il va m'inviter au resto, et qu'on va devenir potes, se faire des blagues, jouer au morpions ou à la marelle, tant qu'on y est.
    -C'est bon... Je m'excuse pour ça... Mais le passé est passé, et...
    -Non mais t'as un pet au casque, ou quoi!? Le passé est passé quand il n'a eut aucun impact! Si tu veux garder une relation avec moi, et ben... suicide toi. Parce que c'est mort, mon pauvre. Je peux pas pardonner à un type qui m'as brisé le c½ur.
    -... Je comprends... J'espérais que... tu comprendrais...
    -Malheureusement, j'ai trop bien compris ce qu'il s'est passé il y a 3 semaines. Désolée, Sasuke."

    Elle se leva et sortit. C'était dur pour elle, mais elle ne supportait pas de devoir lui expliquer quelque chose d'évident. Surtout que ce petit quelque chose sans importance était en fait ni plus ni moins que son infidélité. Non mais, pour qui se prenait-il? Il croyait vraiment qu'elle était bête à se point là? Même si elle était blonde, elle n'était pas folle. Pourtant, il restait ce petit pincement au fond du c½ur, ce petit pincement que certains appellent regret, d'autres, amour désabusé. Pourtant, elle avait encore envie de lui faire confiance, envie de lui donner sa chance, en fait, envie de repartir à zéro. Mais elle ne le pouvait pas. Elle l'avait dit elle-même. Non. Elle avait dit qu'ils ne pouvaient pas être amis... Pourquoi se disait-elle tout ça? Décidément, elle ne supportait plus ce type.

    Mais à ce moment là, la chance sembla lui sourire un peu. Aussi, elle croisa une fille brune, avec des lunettes. Karin. Tout sourire, Ino s'approcha d'elle, la salua, et lui colla une gifle monumentale, dont le bruit fit s'envoler les oiseaux. Soulagée, elle rentra chez elle. Sa mère l'attendait, visiblement mécontente. Elle lui demanda où elle était. Ino entra, tête baissée, et dit qu'elle lui avait laissé un mot sur le frigo. Elle alla s'enfermer dans sa chambre, le soulagement de la gifle n'ayant été que très éphémère. Pourquoi fallait-il que son ex lui reste en tête comme ça?

    Elle s'allongea sur son lit et eut une idée. Sans se lever, elle ouvrit sa table de nuit, en sortit un crayon des feuilles et un trieur. Elle écrivit, comme sur un journal intime.

    "Je me pose beaucoup de questions. Pourquoi son regard me fait-il toujours rêver? Pourquoi est-ce qu'il a demandé à me voir en sachant que j'étais triste? Pourquoi est-il toujours là quand il ne le faut pas? Après tout, c'est vrai! Il m'a larguée comme un lest qui empêche une montgolfière! Pourtant, il avait l'air de m'aimer... Il disait qu'il m'aimerait toujours... C'est pas normal... Pourquoi j'écris tout ça? Je le sais déjà! C'est peut-être pour tout clarifier. Est-ce que je clarifie quelque-chose? Non. Je ne crois pas. Mais je me sens quand même mieux. J'ai l'impression d'être seule, sans mes soucis, sans mes tracas, sans mère pour me faire travailler, sans père pour m'envoyer en cours, et surtout, sans Sasuke pour me briser le c½ur... Je réalise que c'est égoïste de dire ça, mais après tout, ce monde n'a pas été généreux... Sauf pour mes formes, c'est vrai que je suis une des filles les plus populaires du lycée, il paraît... Mais... Est-ce vraiment un avantage? Je pense que non. Sakura, elle au moins, elle n'a pas de problèmes. Elle est mignonne, mais elle n'est pas dans la case populaire. Pourtant, elle est avec Shikamaru, et ils s'entendent très bien. J'aimerais avoir mon Shikamaru... Enfin... Shikamaru n'est pas mon style, mais... quelqu'un qui m'aime comme Shikamaru aime Sakura, quelqu'un qui me regarde comme il la regarde... Quelqu'un qui me parle comme il lui parle... Pas un Sasuke qui va me tromper avec toutes ses groupies! ABRUTI!!! Tu mériterais bien un petit rasage de crâne, tellement t'es con!!! Tiens... En imaginant à quoi tu ressemblerais, ça me fait bien rire..."

    Elle dessina à coté de ce qu'elle avait écrit une caricature de Sasuke, crâne rasé, Devant un miroir, en train de péter un câble. Elle rajouta une bulle à coté pour le faire parler. "Non! Ma chevelure de rêve!!! Nooooooooooooooooooooooon!" Une fois son dessin finis, elle réalisa qu'il était presque huit heures. Elle descendit, enfin reposée, et surtout, d'humeur rigolarde. Sa mère nota le changement, mais ne voulant pas lui faire reperdre le sourire, elle ne lui dit rien. Elle se contenta de lui sourire. Son père lui dit qu'elle arrivait juste à temps pour mettre la table. À sa grande surprise, elle ne rechigna pas le moins du monde, et s'exécuta, tant elle était amusée par son dessin. Finalement, après avoir mangé, elle se coucha directement. Ce qui, soit dit en passant, étonna encore plus les parents Yamanaka. Un dernier sourire en pensant à son dessin le projeta dans un sommeil profond, où la seule chose qu'elle vit fut du noir.



    "Biiiiiip Biiiiiip Biiiiiip Biiiiiip Biiiiiip Biiiiiip"
    Elle se réveilla, pas d'aussi bonne humeur que la veille, mais pas triste pour autant. Juste un peu déçue de devoir aller en cours. Elle se dirigea vers la salle de bain, se doucha, s'habilla, déjeuna, puis remonta dans sa chambre pour prendre son portable. Il était sur sa table de nuit. Elle le prit et pensa à la feuille qui était en dessous. Elle partit en cours, le sourire au lèvres. Alors qu'elle marchait, son portable vibra dans sa poche. Elle le sortit et vit le nom de sa meilleure amie.

    "Sakura-chan?
    -Ino?
    -Ouais!
    -T'as l'air de meilleure humeur que d'habitude!
    -Ouais, possible...
    -Même ta démarche est plus assurée!
    -Hein?
    -Derrière toi, petite blonde!"

    Elle regarda derrière elle et vit Shikamaru et Sakura qui arrivaient. Shikamaru, bien que toujours aussi blasé, semblait s'amuser. Sakura, toujours aussi expressive, riait aux éclats. Elle s'arrêta, les attendant, et leur fit la bise. Puis ils se remirent à marcher. Ino lui parla rapidement de sa sortie de la veille, mais elle lui dit qu'elle lui en parlerait plus tard. Sakura acquiesça, puis Shikamaru lui dit quelque chose dans l'oreille qui la fit rougir. Elle lui répondit par un rapide baiser, et le regarda accélérer pour rejoindre ses potes. Ino sourit, et lui dit qu'elle avait vraiment de la chance. Il y avait une sorte de mélancolie dans sa voix, qui n'échappa pas à son amie. Celle-ci, ne sachant pas quoi dire pour réconforter la blonde, la serra dans ses bras.

    "Mais c'est bon! Arrête, Saku! Je suis pas triste!
    -Ah ouais? fit-elle d'un air sceptique.
    -Ben non! Je délire même avec ça, maintenant!
    -C'est à dire? Ben... Hier, j'étais justement en train de me morfondre comme une petite idiote, quand j'ai eu une idée. J'ai pris du papier, et j'ai gratté.
    -Pour pouvoir te refaire les ongles après?
    -Mais non! T'es bidon, toi! J'ai écris! J'ai écris les questions que je me posais, tout ce que je pensais, je l'écrivais. Sa fait vachement du bien. Et au final, je l'ai traité de con, et je lui ai dit qu'il mériterai de se faire raser la tête. Du coup, j'ai imaginé, et ça m'a fait rire... Et l'image a finis par atterrir sur le papier.
    -Je savais pas que tu savais dessiner!
    -Moi non plus! Mais c'était mignon, comme caricature! Si tu veux je te la montrerai tout à l'heure.
    -Moi ça me vas! Ça a l'air bien marrant..."

    Elles finirent par arriver au lycée, Ino fit la bise à tout le monde, mais quand elle arriva devant Sasuke, elle ne put se retenir de rire. Il la regarda en levant un sourcil, mais elle ne changea pas d'humeur. Pendant toute la journée, à chaque fois qu'elle croisait Sasuke, elle riait, et Sakura l'accompagnait bien souvent. Le soir, elle retourna dans sa chambre, sortit sa feuille, alla la scanner, et l'envoya à Sakura.

    Ino-chan dit:
    Ta vu? C énorm, hein?

    Sa9ra dit:
    J'avoue XD C monstrueu

    Ino-chan dit:
    Et g fé sa presk naturelmen

    Sa9ra dit:
    trankill! Je peux l'envoyer a Shika?

    Ino-chan dit:
    Stu veu

    Ino-chan dit:
    De toute fasson, g enlevé tt ce qu'il y avé de perso.

    Sa9ra dit:
    OK!

    Au bout d'un moment, Ino se déconnecta, puis repris son papier et son crayon. Elle recommença à écrire. Elle fit cela pendant deux semaines, toujours pareil. Cours, Devoirs, MSN, Feuille. Puis les devoirs disparurent, entraînant des complications.

    "Ino!
    -Haï, Tousan'?
    -J'ai reçu un message du lycée. Tous tes profs se plaignent.
    -A ouais? Pourquoi?
    -Peut-être parce que tu ne fait plus tes devoirs!
    -Ah... Ouais...
    -Qu'est-ce qui te prends? Tu es trop préoccupée par MSN? C'est ça?
    -Possible.
    -ET ARRÊTE DE ME PARLER COMME ÇA! JE SUIS TON PERE!
    -Ouais... Si tu veux. Bon j'ai un truc à faire. Tchao!"

    Elle voyait son père s'énerver de plus en plus, mais peux lui importait. Elle s'installa devant son ordi, mais, comme elle s'y attendait, son père lui avait coupé le réseau. Tant pis, ça lui ferait plus de temps pour écrire. Elle sortit son paquet de feuilles, puisque ça ne passait plus sur une seule depuis longtemps.

    "Qu'est-ce qu'il me saoule, mon père! Il est pas content parce que je fais plus mes devoirs... Mais en même temps, ça sert à rien! C'est vrai, quoi! C'est quand même plus intéressant de m'amuser sur ma feuille! Ou bien... parler un peu sur MSN avec les potes! Non mais il se prend pour qui! Je suis plus un bébé! J'ai quand même 16 ans! Je suis capable de me gérer toute seule! Et puis, l'autre prof de langue là! Il est pas content... Qu'il aille se faire voir. Rien à battre de son avis! Ouais j'ai copié sur Sakura, et alors? J'allais pas rendre copie blanche à cause de son sujet de mes deux! Ha ha! J'en ai sorti une bonne à Sasuke, aujourd'hui. Ce con, il essaye encore de redevenir ami avec moi! Je lui ai dit 'Tu sais quoi? Si un jour tu à une irrépressible envie de me voir... Et ben retiens-toi. La prochaine fois, tu viendras pas me faire chier, fils de ta... ' Ah merde... J'avais oublié qu'il avait plus de mère... C'est peut-être pour ça qu'il est partit avec cette tête... Qu'est-ce que j'ai fait encore, comme connerie... Ah! Quelle conne! J'ai encore tout foutu en l'air! En fait... c'est peut-être pour ça qu'il m'a larguée..."

    Elle regarda sa feuille avec une larme dans l'½il. Finalement, même ça, ça ne l'avait pas vraiment rendue heureuse... Tant pis. Au moins elle écrivait, et ça la soulageait un peu. Au moins, elle ne gardait pas tout sur elle. Cela continua pendant encore quelques semaines. Elle commençait à ne même plus parler à ses amis, ni à ses amies, elle ne rigolait plus, elle ne suivait plus les cours, elle passait tout son temps à écrire, dessiner, et parfois dormir. Elle se sentait bien comme ça, et puis... la bulle dans laquelle elle s'enfermait petit à petit avait beaucoup moins de nuages. Elle n'écrivait plus juste ce qu'elle pensait, elle s'était mise à faire des petits textes romantiques, des chansons, et ses dessins étaient de plus en plus composés de baisers, d'amoureux.

    Elle s'imaginait dans son monde, assise par terre, regardant un ciel bleu orné de quelques petits nuages, tel que Shikamaru l'aurait fait dans le monde réel. Mais le monde réel ne se contentait pas d'un nuage par-ci par-là, pour elle. Il tournait à l'orage de plus en plus souvent, de plus en plus rapidement, et de plus en plus violemment. Dès qu'elle sortait de ce monde imaginaire, qu'elle levait les yeux de sa feuille, c'était pour une remarque cinglante d'un de ses parents, pour un zéro de plus pour sa moyenne, pour un clash avec Sakura, ou pour un regard de Sasuke. Elle n'avait plus aucune idée du temps qui s'écoulait. Aussi, quand Sakura lui dit qu'elles ne se parlaient quasiment plus depuis presque un mois, Ino fut choquée.

    "Ah ouais?!
    -Ben ouais. Je sais pas ce que t'as en ce moment, mais t'es complètement renfermée. Enfin... Je sais pas, tu fais plus tes devoirs, tu te tapes des zéros dans toutes les matières... Je sais pas ce que tu comptes faire pour passer en première, mais ça va être chaud.
    -Si tu crois que j'en ai quelque chose à faire, dit-elle en montant un peu le ton, tu te met le doigt dans l'½il jusqu'au coude.
    -Tu vois, c'est pour ça qu'on arrive pas à se parler. A chaque fois on s'engueule.
    -Ah ouais?
    -Et tu t'en es même pas rendu compte! Tu vis plus sur notre planète! Eh! Ino! T'es où?!"

    Ino baissa la tête et elle dit tout doucement:
    "Naibu waga sekai...
    -Hein?
    -Je suis dans mon monde...
    -Et ben sors-en! Autant au début c'était amusant, autant là, c'est carrément insupportable!
    -... Je... Je ne peux pas.
    -Hein? Tu peux pas? Comment ça tu peux pas?
    -Enfin, c'est pas compliqué! Ya qu'à voir le monde de merde qui nous entoure! Comment tu fais pour vivre comme ça?!
    -Ben... Je vis! C'est tout! C'est vrai qu'il y a des mauvais moments, mais il y en a aussi des bons!
    -Et ben ça fait un moment que j'en ai pas vu, des bons.
    -En même temps, ça fait un moment que t'as rien vu du tout! Comment t'as pu en arriver là?
    -Et ben... Sasuke m'a larguée, et...
    -Ah ouais? C'est juste ça? Je vais aller lui dire deux mots à ce Sasuke!
    -Mais non! C'est pas sa faute...
    -Il t'as largué et c'est pas sa faute?
    -Ben... C'est encore moi qui ai tout fait foirer... Et là, ça recommence... J'ai vraiment tout foiré! Même mon amitié avec toi, elle est en train de foutre le camp!
    -Je t'interdis de redire ça encore une fois! Tu entends? Je suis pas là pour me casser quand tu me gonfles, je suis là pour t'aider quand tu déprimes!
    -Mais ça te gonfles...
    -Pas du tout. Je serais toujours là pour t'aider. T'es ma meilleure amie, c'est pas pour rien.
    -D'accord. Merci Sakura... Je... Je crois que j'ai besoin d'être un peu seule, pour réfléchir un peu...
    -De toute façon, c'est la fin des cours, donc c'est l'heure de rentrer. On se revois demain et on en reparle. OK?
    -Ouais... Au revoir..."

    Ino marcha jusque chez elle, les larmes aux yeux. Elle s'allongea sur son lit, et eut le réflexe d'attraper son paquet de feuille. Lorsqu'elle s'en rendit compte, elle le regarda, et vit son premier dessin. A cette époque, elle n'aurait jamais imaginé pouvoir être à nouveau triste... Elle tourna les pages... Les dessins devenaient de plus en plus ternes et tristes, son monde commençait à se couvrir de nuages... Elle hurla en déchirant le paquet, tirant de toute la force de sa rage et de sa tristesse, forçant le papier à se désagréger, jusqu'à finir en miette par terre. Elle sortit dans le jardin, posa les restes par terre et l'alluma avec un briquet. Puis elle regarda sa vie d'un mois disparaître sous ses yeux, rouges, encore humides. Elle serra les poings et se les colla contre le c½ur, comme si cala pouvait lui retirer ses souffrances.

    Une fois que le tout fut consumer, elle se coucha, sans avoir mangé, sans avoir attendu le retour de ses parents, mais toujours triste, toujours les poings sur le c½ur, toujours Sasuke dans la tête. Le lendemain, elle se réveilla juste avant que son réveil ne sonne. Elle le désactiva, puis se prépara rapidement. Elle ne sentit même pas son estomac qui criait famine. Elle voulais marcher, retrouver le lycée, et surtout, parler à Sakura. Au milieu du chemin, elle sentit une main d'homme se poser sur son épaule. Elle crut que c'était Shikamaru, et qu'il était avec Sakura. Elle se retourna, et ses yeux firent apparaître une larme. Sasuke... Elle n'eut même pas la force de bouger. Elle se voyait, elle, face à lui, comme vue par quelqu'un d'autre. Elle voulut courir, partir loin de ce regard qui la hantait, mais ses jambes refusèrent de bouger, pas plus que ses bras, sa tête, ses yeux, sa bouche...

    Sasuke baissa les yeux et lui demanda pardon, une fois de plus. Cette fois là, il n'avait plus la même intonation. Ce n'était plus un pardon qui voulait tout oublier, mais un pardon sincère, reconnaissant sa faute, un pardon triste, comme celui qui le prononçait... Un pardon tellement triste, tellement plein d'amertume qu'il toucha Ino qui fondit littéralement en larmes. Ne pouvant réellement se contrôler, elle se jeta dans les bras de Sasuke.

    "Je... Je suis vraiment désolé, Ino... Je voulais pas...
    -Je t'aime, Sasuke! Je t'aime trop!
    -Je...
    -Pourquoi suis-je forcée de t'aimer comme ça?
    -Et ben... Je sais pas... Je ne le mérites pas... Je suis un connard...
    -J'arrive pas à t'oublier... Je t'aime...
    -Je... Je t'aime aussi, Ino...
    -Comment t'arrives à dire ça alors que... que...
    -Il ne s'est rien passé. Elle m'a jeté. Et moi, comme un con, je t'ai perdu, toi, alors que t'étais tout ce dont j'avais besoin...
    -Tu... Tu veux dire que... Que maintenant t'essaye de me... de me récupérer, parce qu'elle t'as pas accepté?
    -Non! C'est pas ça!
    -C'est ça, ouais. Aller! Casses-toi! Tu me fais déjà assez souffrir comme ça!
    -Mais...
    -Dégages!"

    Elle courut en pleurant. Elle n'alla pas au lycée, finalement. Mais elle ne pouvait pas s'empêcher de penser à Sasuke, et à tout ce qu'il lui avait dit. Il s'était excusé, pour de vrai, il lui avait dit qu'il l'aimait... Elle pleura encore, toute les larmes de son corps, assise sur les marches du musée, en face de la mer. Elle regarda devant elle. La mer... Une fois de plus elle sortit un papier et un stylo noir. Elle écrivit, mais cette fois, ce n'était pas un simple journal intime...

    "Sakura avait tort. Elle avait dit que pour vivre, il suffisait de vivre. C'est faux. On ne vit pas. On regarde les malheurs nous tomber dessus, on pleure, on crie, on hurle, mais on ne vit pas. Sasuke, j'en ai marre de t'aimer. Tu m'as trop fait souffrir. Je vais t'oublier à jamais, même si toi, ça doit te marquer pour le reste de ta vie. Même si tu en as des remords, ce sera de ta faute. Hinata, ne désespère pas. Tu as une vie merveilleuse, comparée à la mienne. Je suis sûre que toi et Naruto, vous finirez ensemble. Faits pas la même erreur que moi, ne le laisse jamais partir. Sakura, ton idéal du monde ne me correspond pas. Si toi tu en as le pouvoir, vis, mais moi je ne peux plus. Haïs Sasuke pour moi, pour tout le temps où je n'ai pas réussi à le faire, pour toutes les fois où il aurait dû être là et où il ne l'a pas été, pour toutes les fois où moi, je l'ai repoussé. Haïs le, parce que je veux l'avoir haïs.

    Adieu, cette fois, c'est finis. On ne vit pas, on meurt...

    Ino"

    Elle prit la feuille, retourna chez elle pour la mettre dans une enveloppe, mit le nom de Sakura Haruno dessus, et partit la déposer Dans la boîte des Haruno. Puis elle retourna au musée, et regarda à nouveau la mer...

    *****
    *****

    Sakura, inquiète de voir que son amie n'était pas venue ce jour là, ne s'attarda pas en cours. Elle rentra directement chez elle. Elle avait voulu l'appeler, mais elle n'avait plus de forfait. Maudit forfait bloqué! Elle arriva chez elle et décrocha le fixe, puis composa le numéro des Yamanaka. Ce fut Inoichi qui décrocha. Elle lui demanda si Ino était là, et lui lui répondit que non, qu'il pensait qu'elle était avec elle, et que ça l'inquiétait. Sakura raccrocha, et vit sa mère entrer. Celle-ci lui tendis une lettre. Sakura ne voulut pas l'ouvrir tout de suite, mais lorsqu'elle reconnut l'écriture de la disparue, elle l'ouvrit tout de suite. Elle partit en courant, voulant prévenir tout le monde. Elle se rendit chez Shikamaru, lui fit lire la lettre, et lui demanda de prévenir tout le groupe.

    Quelques minutes plus tard, ils cherchaient tous dans tout Konoha, mais n'étant pas une petite ville, il fut très difficile de la trouver. Néanmoins, Sakura finit par avoir une idée. Ino lui avait parlée d'un endroit où elle aimait aller écrire. Elle s'y dirigea. En effet, sur les marches du musée, elle trouva son sac, seul. Elle regarda autour d'elle, et lorsqu'elle vit la mer, elle comprit... C'était ici qu'elle voulait le faire...

    *****
    *****

    Elle sentait le bois craquer sous ses pas. Les restes de ce pont entre Konoha et Kiri seraient parfaits. Si elle sautait d'ici, soit elle se noierait, soit elle serait tuée par les rochers. Elle ferma les yeux et leva la tête, espérant avoir un dernier rayon de soleil. Rien. Le temps du réel était aussi gris que celui de son monde. Elle prit une inspiration, recula de trois pas, puis courut vers le bord et sauta. A peine était elle en l'air qu'elle se demanda ce qu'il lui avait pris. Décidément, ce monde est plein de remords... Elle vit l'eau bleu-verte s'approcher de son visage. Elle sentit l'eau pénétrer dans son nez, un rocher lui heurta le dos, un autre la tête, puis ce fut le noir...

    Au noir succéda un blanc pur, une éclatante lumière lui brulait les yeux. Elle sentit des mains sur sa poitrine. Ses mains? Non. Ses mains étaient par terre, et elle n'arrivait pas à les bouger. Elle sentit de l'air chaud entrer par sa bouche et descendre dans ses poumons, lui redonnant envie de respirer. Elle toussa, et de l'eau gicla de sa bouche, laissant l'oxygène circuler librement. La lumière blanche s'estompa peu à peu, et elle réalisa qu'elle était par terre, dans la nuit, et qu'elle était encore dans le monde des vivants. Sakura se tenait au dessus d'elle, ainsi que Kiba, Hinata, Naruto, Shikamaru, Neji, Tenten et Rock Lee.

    Elle se releva, mais ne sourit pas, malgré les cris de joies de certains. Pourquoi LUI n'était pas là? Elle regarda les autres, avec des yeux presque effrayés, puis elle LE vit enfin... Il était allongé, sur le bord de la mer, tout trempé, et il ne bougeait plus. Sakura lui expliqua qu'il avait plongé, au même endroit qu'elle, pour la récupérer. Il avait ensuite nagé jusqu'au rivage. Pendant plus d'un quart d'heure, il l'avait tirée, luttant contre les vagues, se forçant à continuer. Tout ça pour elle, parce qu'il voulait la sauver. Elle s'approcha de lui et le secoua doucement. Elle voulut lui parler, mais elle n'entendit pas sa voix. Ce fut à la place une petite voix qui parla.

    "Sa...su...ke...
    -... Ino?...
    -Je... Arigato...
    -Ne me remercie pas. Tu devrais m'insulter... J'ai encore fait quelque chose contre ta volonté. Je sais que je t'ai encore déçue...
    -Je... Non... Je te demande pardon...
    -Je t'aime, Ino."

    Il s'assit, et il la prit dans ses bras. Il l'emprisonna, car il ne voulait plus la laisser partir. Enfin, il la serrait dans ses bras. Ino réalisa quelque chose... Le monde réel était bien plus dur que son monde à elle... Mais jamais, dans son monde, Sasuke ne l'avait aimée comme cela. Au moins, une chose était sure. Oui, elle avait eut trop de rancoeur, oui, elle avait souhaité la mort, mais aussi oui, elle avait souhaité, plus que tout au monde, avoir le pouvoir d'accepter, de pardonner, et surtout, de se laisser aimer...

    "Merci, Sasuke..."

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  • One Shot 8: J'ai connu pire

    Yo les gens! Voici le One-Shot que j'ai écrit pour la gagnante de mon concours de One-Shots. J'espère lavoir réussi... Dites moi ce que vous en pensez!



    Un groupe d'adolescents discutaient autour d'un feu de camp. Une odeur de Marchmallows grillés flottait et les jeunes, qui avaient environ 19 ans, semblaient absorbés par leur discussion. Ils débattaient sur ce que la vie pouvait apporter de meilleur. La plupart parlaient de leurs passions. Un d'eux s'appelait Choji, et affirmait que le meilleur dans la vie, c'était manger. Une fille blonde, appelée Ino, contestait en disant que ça pouvait faire grossir. En revanche, pour elle, le yoga était quasiment indispensable. Sa meilleure amie, Sakura, se défendait en disant que la seule et unique fois où elle en avait fait, elle avait eu des courbatures pendant deux semaines. En revanche, pour elle, les fleurs étaient une des choses les plus belles du monde. Ainsi, la conversation prenait une tournure politique, dans laquelle chaque parti s'affrontait. Un homme aux yeux blancs les arrêta. Il leur dit que pour lui, l'amour surpassait tout. Il rajouta qu'il pouvait le prouver. Ses amis, surpris de l'entendre dire ça malgré sa froideur habituelle, lui demandèrent des explications.

    "C'est une longue histoire. Et puis... Ce n'est que celle de ma vie. Celle d'un destin...
    -Mais on veut savoir! S'exclama un blond, appelé Naruto.
    -Très bien. L'histoire commence donc il y a quatre ans, le jour de mes 15 ans..."

    C'est ainsi qu'il entama, de sa voix monotone et à la fois si envoûtante, le récit de son histoire.


    Je regardais la mer devant moi. Une mer si douce, si paisible... Elle m'offrait un réconfort dans une vie morose. En effet, vivre sans mon père me pesait beaucoup. Il est mort lorsque j'avais 6 ans. Je me souviens de la dernière chose qu'il m'a dit. Il devait partir pendant deux semaines pour son travail. Évidement, Je ne voulais pas qu'il parte. Alors il m'avait regardé, de ses yeux blancs nacrés, et il m'avait dit:
    "Si ta vie devait s'arrêter à chaque fois que je pars, peut-être n'arriverais tu jamais au bout, Neji. Je ne suis pas indispensable. Et puis... Je rentre bientôt."

    Et puis je l'avais regardé s'éloigner. Mais il n'était jamais revenu. Officiellement, mon oncle me prit en charge. Mais j'étais invisible, pour lui. J'ai rapidement appris à supporter la vie comme elle était. J'allais à l'école, et je regardais la mer. Ce jour là, la mer était plate. Pas le moindre mouvement visible. On l'aurait cru arrêtée... Le soleil se reflétait dans l'eau, et moi je le regardais. Aujourd'hui encore, personne ne savait que c'était mon anniversaire. Mais la mer m'avait offert son cadeau. Comme tous les ans, elle m'avait réconfortée.

    Je rentrais donc chez moi, regardant les feuilles tomber. Mon sentiment de solitude m'avait temporairement abandonné, je me sentais libre. J'ouvris la porte du manoir, et lorsque j'en franchit le seuil, mon oncle me parla, ce qui me parut tout de suite bizarre. Bien sur, il ne me souhaita pas un bon anniversaire. De toute façon, cela n'aurait servi à rien. Son regard me rappela celui de mon père. Sauf que, dans mes souvenirs, le sien était moins froid. Il me demanda si j'avais vu Hinata. Je sentis ma solitude revenir au galop, et je répondait négativement. Pourquoi fallait-il qu'il m'aie dit ça?

    Je retournais dans ma chambre, qu'ils avaient pris la peine d'aménager dans le grenier malgré le nombre de chambres inutilisées. Je m'allongeai et m'endormis. Le sommeil... Lui aussi savait me soulager. Encore un weekend triste. Encore un sale anniversaire. Tous les ans, c'était la même chose. Je retrouvais un peu de mon moral, puis le reperdait, et m'endormais dans un sommeil sans rêve. De toute façon, j'y étais habitué.

    Je me réveillai le lendemain, premier jour de cours de la semaine. Je me préparai, puis partis vers la gare, dans mon uniforme, avec ma chemise blanche, ma veste et mon pantalon noir. Le train me déposa rapidement au centre ville, duquel je pus rejoindre rapidement le lycée. Je pénétrai dans la cour, puis montai dans la salle de cours, dans laquelle quelques personnes s'étaient déjà installées. Puis j'attendis l'arrivée du professeur. Quelques minutes plus tard, il entrait, la classe était pleine, et tout le monde se mettait à travailler. Et puis tout bascula. Quelqu'un fit coulisser la porte d'entrée et s'excusa pour son retard.
    "Shitsurei shimasu... fit la fille en saluant.
    -Prenez place, mademoiselle." dit Kakashi-sensei avant de reprendre son cours.

    Elle chercha des yeux une place vide, et la seule disponible était celle sur le bureau à côté de moi. Elle s'y installa donc. J'avais tout de suite remarqué qu'elle n'était pas d'ici. D'abord elle n'était jamais venue à ce lycée qui était le seul de la ville, et ensuite, elle avait les yeux... différents. Ils étaient larges et noisettes, comme ceux d'une européenne. Mais son accent n'avait rien d'européen. Il avait plutôt l'air... chinois. Elle devait être chinoise, d'origine européenne.

    Je décidai, je ne sais pas pourquoi, de lui parler.
    "Ohayo gozaimasu, dis-je en m'inclinant.
    Ohayo, me répondit-elle simplement.
    -Je m'appelle Neji. Heureux de te connaître.
    -Moi, c'est Tenten. Enchantée.
    -Tu es chinoise?
    -Oui.
    -C'est un beau pays, la Chine.
    -Je préfère le Japon. C'est pour ça que je suis là!
    -Un peu de calme, s'il vous plaît! bougonna notre sensei.
    -Hai. Sumimasen', répondis-je.
    -Sumimasen'
    -Bienvenue au Japon, chuchotai-je
    -Merci."

    A midi, elle mangea toute seule, et moi aussi. Mais je ne pus m'empêcher de la regarder faire. Elle ne cessais pas de remettre en place une des rares mèches de cheveux qui n'était pas prise dans un de ses deux chignons. Elle me fascinait. Et puis... Elle ne m'avait pas trouvé invisible. Elle m'avait vu, elle m'avait sourit, elle m'avait parlé... Après les cours du soirs, je m'allongeai sur mon lit une fois de plus, mais un sourire discret s'était installé sur mon visage. La vie m'avait enfin offert un cadeau, le plus beau qu'elle aie pu me faire.

    "Arigato... murmurais-je."

    Le soir, je mangeai, puis retournai dans ma chambre, puis je me mis à travailler. Cette nuit là, après m'être couché, je rêvai. Je rêvai que j'avais une amie. Je me réveillais toujours avec le même petit sourire, mettais mon uniforme, prenais le train, rentrais dans le lycée, montais dans la salle de cours, attendais... Tous les jours, la même chose. On discutait un peu, on avait échangé nos numéros de portables... Le monde commençait à reprendre de la couleur. Nous nous rapprochions beaucoup.

    Mais un jour, elle me regarda droit dans les yeux et elle me dit:
    "Je ne veux plus te voir.
    -Pourquoi ça?, m'étonnai-je.
    -Parce que... J'ai peur...
    -Peur? Peur de quoi?
    -Je... Je ne sais pas.
    -Tu ne me fais pas confiance?
    -Si, bien sur... Ça fait six mois qu'on ce connaît, t'es mon seul vrai ami ici, alors... J'ai peur que malgré nous... Enfin...
    -... Je comprends. Dans ce cas, je ne te parlerai plus.
    -Je... Je suis désolée, Neji.
    -Ne t'en fait pas. J'ai connu pire."

    C'était vrai. Mon père était mort, c'était bien pire. Mais ce qu'elle m'avait dit m'avait immédiatement refroidi le c½ur. Je perdis à nouveau toutes les émotions visibles que j'avais. Au lieu de marcher avec elle comme je le faisais d'habitude, je rentrai directement chez mon oncle. Je m'arrêtai devant la porte. Non. Je ne voulais pas rentrer. Cela n'aurait servi à rien. Alors à nouveau, je m'éloignai du manoir et marchai vers la mer.

    Je m'assis sur le ponton et regardai les vagues qui n'étaient certes pas très haute, mais qui semblaient aussi en colère que moi. Je ne voyais même pas mon reflet. Bientôt, la nuit tomba, et je restai dans ma contemplation. Petit à petit, la mer se calma. La lune éclaira un reflet qui n'avait jamais été présent auparavant.

    "Qui est là? Demandai-je."

    Le reflet disparut, et je sentis une goutte d'eau fraîche me tomber sur le visage. Je levai la tête et vit les nuages noirs qui commencèrent à cacher la lune. D'autres gouttes tombèrent, et bientôt, une pluie battante s'abattait sur la mer. Je restai tout de même là. Je ne voulais pas partir. Pas tant que je n'étais pas apaisé. Je me sentais trembler. La pluie me gelait. Mais il ne fallait pas que je parte. Le vent souffla froidement sur moi. Mais il ne fallait pas que je parte. Ma tête me fit mal. Plus rien n'était stable. Je tombais dans la mer.

    Je ne distinguai plus le haut du bas. Je ne savais plus dans quel sens nager. Je sentit petit à petit l'eau pénétrer dans mes poumons. Je suffoquais lentement, mes yeux le brulaient... Et je pensais, sans savoir pourquoi, que j'aurais voulu la voir une dernière fois me sourire. Mon cerveau s'arrêta. Je ne réfléchissait plus. Je me sentis attrapé et tiré. J'entendis vaguement une sirène et des gens s'agiter autour de moi. Puis plus rien.

    Je me réveillai dans une chambre d'hôpital. Je ne sentais plus aucune force en moi. J'étais vidé. Je ne pouvais plus bouger. Il me semblait voir la lumière du jour pénétrer dans la salle par une petite fenêtre. J'émis une sorte de gémissement. Quelqu'un bougea à côté de moi. Je sentis une main se poser sur la mienne. Je n'eus pas besoin de regarder pour savoir de qui il s'agissait.

    "... Hinata...
    -Tu vas bien, Neji?
    -Je... Qu'est-ce... Qu'est-ce qu'il s'est passé?
    -Il n'y a que toi qui sait. Quelqu'un... Quelqu'un a appelé les secours et ils t'ont retrouvé dans l'eau.
    -Ah... Oui... Je me souviens... Je... J'ai du m'évanouir...
    -Ça va mieux?
    -C'est nouveau que tu t'intéresses à moi.
    -C'est pas ça... Je... Je suis... plutôt timide de nature. Mais même si tu es mon cousin, je te considère comme mon frère.
    -Hm. Si tu le dis...
    -Alors?
    -Hm. Ouais.
    -Tant mieux... Je suis rassurée..."
    Elle marcha vers la porte, mais je l'arrêtai avant qu'elle parte.
    "Hinata!
    -Ou... Oui?
    -Merci, petite s½ur..."
    Elle sourit et s'en alla. Quelqu'un d'autre s'intéressait à moi. Finalement, peut-être que j'avais une chance d'être heureux...

    Je pus finalement sortir de l'hôpital. Je me dirigeai vers chez moi, habillés des vêtement que Hinata m'avait apporté. Je constatait avec un léger soulagement que mon portable était intact. Mais la coque étanche, elle, était presque fichue. Je l'enlevai et m'apprêtai à le ranger dans ma poche lorsqu'il vibra dans ma main. Je regardai le numéro. Tenten... Je pris une inspiration et décrochait.

    "Moshi moshi. (Allô?)
    -Neji-san? C'est Tenten.
    -Je croyais que tu ne voulais plus me parler?
    -Oui... Je suis désolée... J'ai beaucoup réfléchi et... J'aimerai qu'on se voit...
    -Bon. Si tu y tiens. Où?
    -Et bien... Au parc, ça te vas?
    -Bien sur. Tout à l'heure?
    -Est-ce que... Tu es libre maintenant?
    -Hm. Si tu veux.
    -D'accord. À tout de suite.
    -D'accord."

    J'y ai donc été. Je me suis assis sur le banc et j'ai attendu. Elle est arrivée rapidement. Elle m'a salué, je l'ai saluée. Elle s'est assise, je me suis rassis. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Mon c½ur battait au point que mes tempes étaient douloureuses. J'avais des frissons. Je fixais ses grands yeux marrons. Elle me parla. Je lui répondit. Par respect pour elle, je ne pourrais pas dire ce qu'elle m'a dit. Mais ce jour là, j'ai compris que j'étais amoureux. Elle m'a décrit ses sentiments, la manière dont elle voyait les choses... J'ai fait pareil. Et nous nous sommes embrassés... Ce simple contact entre nos lèvres a eut l'effet d'un choc thermique. Mon c½ur, si froid, s'était réchauffé d'un coup.

    "C'est grâce à ça que j'ai pu me faire des amis comme vous. Sans elle, vous ne me connaitriez surement même pas.
    -Et cette Tenten, demanda Ino, qu'est-ce qu'elle est devenue?
    -Elle est retournée en Chine. On s'est juré qu'on se retrouverai, elle m'a promis de revenir."

    L'ambiance se fit momentanément plus silencieuse. Neji en profita pour s'allonger, son Marchmallow grillé dans la bouche, et pour penser:
    "Tenten... Merci de m'avoir sauvé des ténèbres. Aishiteiru..."

    Les étoiles brillantes semblèrent prendre la forme d'un visage aux grands yeux et aux deux chinions. Neji ferma les yeux. Elle l'avait rendu définitivement heureux...




    Et voilà! Alors? Il est bien?

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  • One Shot 9: Une Recontre que le Destin a Orchestré...

    Yo tout le monde! Comme je l'avais promis, sasarah86fandemangas a choisi son couple, que je vous laisse découvrir. Une fois n'est pas coutume, je reprends le style de mes deux premiers One-Shots, mais en un peu moins gaga ^^

    Je vous fais remarquer, afin que vous puissiez apprécier le One-Shot dans son intégralité, qu'à part les deux premiers paragraphes, tout est écrit en vers ^^ Sur ce, bonne lecture, et n'hesitez pas à aller sur le blog de sasarah86fandemangas!



    J'étais assise, penchée sur mon piano, les yeux fermés, laissant mes doigts danser sur les touches, produisant ainsi une douce mélodie. Inspirée par une voix qui résonnait dans ma tête, qui résonnait dans mon corps, qui résonnait dans mon c½ur. J'improvisais des notes, comme elles venaient, elles se posaient, elles flottaient dans mon c½ur avant de se poser. Physiquement, j'étais là, jouant du piano, mais mon esprit était absent, conquit par quelqu'un de différent de celui que j'avais imaginé...

    J'étais debout, ma guitare électrique entre les mains, jouant avec passion des notes saturées. Ma passion, la musique, m'avait rapproché de quelqu'un, quelqu'un d'exceptionnelle, tout autant que sa musique, sa façon de jouer, tout le reste. J'ai été conquis par sa solitude, son besoin de vie. En effet, la vie lui manquait. Ça s'entendait dans ses mots, ça s'entendait dans ses notes, ça s'entendait dans son corps. Ces notes que mes doigts jouaient depuis le début donnaient un air de renouveau à une musique plus vieille. Cet air, c'était elle qui l'avait joué, le jour où je l'ai rencontrée...

    Je m'arrêtai de jouer, pour aller sur mon lit, loin du tourment que me procurait la vie, celle que mon père, cet homme si lâche, m'avait enlevé si tôt, dès mon plus jeune âge. Mais je me souvenais toujours de la même chose, cette chose qui sans cesse me sortait de ma déprime, ce regard enfantin, loin de toute psychose, mais d'une telle maturité dans son c½ur d'argile... Peut-être n'avait-il pas autant souffert que moi, peut-être étais-je la seule a avoir un c½ur si las, mais ses mains qui avaient tenu chaud au miennes, n'en étaient pas d'autres, elles étaient bien les siennes...

    C'était pendant l'hiver, lors d'un long voyage, je m'étais rapproché d'elle, regardant le paysage, ce camp de musique était pour moi si bon, surtout quand elle jouait du piano avec passion... L'émotion venait, il me semblait voir mon frère, si détaché de la vie, avec ce sourire amer, mais plus que la cruauté, c'était autre chose qu'on captait, captivé par ses notes, sa timidité nous berçait. Pour ma part, j'ai crié, en jouant mon instrument, libérant ma passion, abandonnant mes tourments, je me sentais stupide, comparé a elle, car ses tourments à elle la rendaient 10 fois moins belle. Pourtant quand elle souriait, le monde semblait la suivre, le soleil apparaissait, comme si nous étions dans un livre, brillant sur sa peau, si blanche et si subtile, que mon c½ur, prit de haut, se sentait vraiment aride...

    Lorsque j'ai posé les yeux sur mon petit carnet, celui où est écrit tout ce que j'ai osé penser, je me suis rappelé comment la vie s'est débrouillée pour nous rapprocher encore, et ensuite nous éloigner. Il avait cassé une corde de son instrument parfait, quant à moi, mon piano était désaccordé, nous nous sommes retrouvé devant un type un bizarre, il a accordé mon piano, puis réparé sa guitare. Lui il m'a dit d'un coup, avec son charmant sourire que je jouais bien, qu'il avait envie de lire mes notes pour jouer en duo avec moi, j'ai répondu qu'en effet, ça pouvait être sympa. Nous avons joué, comme il faut, l'un avec l'autre, sans aucun autre essai, nous n'avons fait aucune faute, un déchiffrage parfait, avec une telle harmonie que lorsqu'on s'est arrêté, beaucoup nous ont applaudit. Je me souviendrais toujours qu'après, se prenant au jeu, il m'a fait me lever, m'a regardé dans les yeux, s'est tourné vers le public et m'a dit tout doucement de saluer car c'était ce que faisaient les grands musiciens partout dans le monde. Puis nous somme parti, on serait allé au bout du monde, laissant là nos problèmes, nous avons discuté, j'ai compris que depuis longtemps, c'était lui que j'aimais...

    Même après m'être arrêté, je continuer de me rappeler, que cette fois là, j'avais pu remercier ma destinée. Elle avait bien fait les choses, puisqu'on s'était déjà vu, elle connaissait mon frère, mais je ne l'avait pas reconnue, pourtant sa voix si douce avait frappé mon c½ur, je m'étais déjà rendu compte que pour elle, j'étais en pleurs, qu'à chaque fois que je le pouvait, je m'arrêtait de faire quoi que ce soit d'autre que d'imaginer ce qui avait forgé son c½ur de fer. C'était son père qui ne semblait en aucun cas l'aimer, elle avait perdu, en tout cas, la bonheur d'avoir un frère ainé, son père le lui avait toujours reproché, refusant d'admettre que c'était juste sa destinée. Ce soir où on avait joué l'un avec l'autre, quand on était parti, pour s'éloigner des autres, quand j'ai osé prendre sa main et la tirer avec moi, quand j'ai pu enfin comprendre qui elle était pour moi.

    Je n'osais plus rien faire, j'étais paralysée, comment pouvait-il, comme moi, m'aimer? Moi, juste une gosse de riche, si bien élevée, avec lui garçon des rues, avec son charme et sa beauté? Mais lui, il a bougé, il m'a repris la main, mon c½ur à sursauté, comme quand je l'ai vu dans le train...

    J'ai avalé ma salive, et j'ai ouvert la bouche, je me jetais à l'eau, mais son silence était louche, tant pis, j'étais lancé, il fallait que je termine, j'ai sentis son pouls s'accélérer, dans la brise si fine...

    Je voulais fermer les yeux, je n'ai pas réussi...

    Je me suis tourné vers elle, et c'est alors que je lui ai dit...

    Ce que je représentais pour lui, imaginez le choc!

    Elle n'a plus respiré, je lui ai dit "Tu suffoques?"

    J'ai secoué la tête, n'arrivant plus à parler,

    J'ai compris à ce moment que sa gorge avait séché,

    Je lui ai fait un regard, espérant qu'il aie compris,

    Je l'ai interprété, j'ai compris "Moi aussi..."

    Alors nous nous embrassâmes dans cette douce atmosphère,

    La lumière descendant à l'horizon de la Terre,

    Le soleil se couchait, et a vrai dire nous aussi...

    Loin dans les bras de l'autre, nous avons passé la nuit...

    Le vent soufflant dans les arbres nous beait, comme notre musique, l'un pour l'autre le faisait, il semblait chanter nos noms dans une langue bien ancienne, d'ailleurs, certains des gens passant près de la scène se rappellent avoir entendu comme un chant quelque chose de beau, il leur semblait entendre "Hinata et Kankuro"...



    Et voilà! N'hésitez pas à me donner votre avis, bon ou mauvais.

    Tchous', les gens!


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  • One Shot 10: Le début du monde: Théorie Hi no Kuni

    Yo les gens! Une fois n'est pas coutume, voici un One-shot pas romantique! Juste l'histoire du début du monde telle que nous l'enseigne le manga, un peu remasterisée à ma façon ^^ J'espère que vous aimerez!

    Bonne lecture!





    Le début du monde
    Théorie Hi no Kuni.

    Extraits du livre d'histoire du Ninjutsu de Konohagakure no Sato

    "Il y a des millions d'années, le monde se composait de deux choses. La première était le vide. La plus grande chose ayant jamais existé. Quelque chose de tellement puissant qu'il aspirait tout ce qu'il pouvait, espérant se combler, mais ne faisant que s'agrandir. Mais il n'avait qu'une seule chose à aspirer. Une sorte de fluide, mélange de pouvoir, de sensation, et d'équilibre. C'est ce que l'on appela "chakra". Ce chakra, donc, avait une conscience, et désirait plus que tout rester, et cesser d'être attirer par ce vide incommensurable. C'est alors que commença la création de notre univers."


    Il se leva, et contempla cette chose bleue au dessus de lui. Qu'était-ce? Il réfléchit. Comment pouvait-il appeler cette voûte qui le survolait? Et pourquoi pas... "Ciel"? Oui. C'était parfait. C'était fait pour s'appeler le "ciel". Il contempla donc le ciel avant de marcher. Il marchait sur quoi? Quelque chose de rocailleux, dur, plus dur encore que cette matière qui le composait. Il décida que c'était le sol. En regardant avec un peu de recul, on comprend aisément que ce sol sur lequel il marchait était le même partout autour de lui. De la roche, dure, mais surtout, coupante par endroit. Après une brève réflexion, il en conclut que s'il y avait eu quelque chose de vert, et de mou, posé sur ce sol, avec une couche qui ressemblerait à ce sol, mais en moins coupant, pour ne pas abimer ces choses vertes...

    "Le chakra se concentra en un point précis, que l'on appèlera l'univers, et créa des centaines de galaxies, d'étoiles, de planètes. Elles étaient dures, comme la force du chakra, mais tout aussi équilibrées. Sur la planète la plus parfaitement équilibrée, il se concentra encore, et encore, et encore, jusqu'à donner ce que, plus tard, on appela "l'homme". Mais ce n'était pas assez. Aussi, il continua de ce concentrer en lui, lui donnant, en plus d'un peu de sa force, des sensations, et de l'équilibre. Mais cela ne suffit toujours pas. Il termina de ce concentrer dans ses yeux, faisant naître la toute première technique, le tout premier dōjutsu, le Rinnegan. Cet homme fut par la suite appelé "Rikudō Sennin" (Le Sage des Six Chemins). On le nomma ainsi à cause des 6 pouvoirs engendrés par son dōjutsu, qui lui permit de finir de créer le monde, et toutes les techniques ninjas."

    A sa grande stupéfaction, le sol devint mou, il sentit son pied s'y enfoncer légèrement. Il le leva, et constata qu'en effet, une chose verte avait poussé, sur quelque chose d'un peu plus mou qu'avant. Un nom s'imposa alors à son esprit. L'herbe. Cette chose verte et longue s'appelait l'herbe. Et ce sol marron? La terre. Cela lui paraissait évident. Il voulu voir plus loin. Il pensa que l'idéal serait de monter. Et il monta. Rien ne montait sous lui, mais lui, il montait. Comme si, d'un coup, cette chose qui le tirait vers le sol (Pourquoi pas la gravité?) s'estompait... Il regarda au loin, et vit que tout était exactement pareil. Il se déplaça, et, de son doigt, il traça une ligne imaginaire, qui, après maintes courbes, voyait ses deux bouts rejoins. Au Cette ligne pris forme au milieu de la terre, qui commença à bleuir, et bleuir encore, jusqu'à devenir un peu plus foncé que le ciel, mais d'un bleu très pur. Ça serait... l'eau. Il s'en approcha, et se vit dedans. En y réfléchissant, il se dit qu'il serait bon de savoir à quoi il ressemblait. Il se rapprocha, et vit dans ses yeux quelque chose qu'il ne considéra pas normal, bien qu'il n'en ai jamais vu d'autre...

    "Le Rinnegan était, contrairement aux dōjutsus que nous connaissons aujourd'hui, tellement grand qu'il couvrait l'ensemble de l'½il de cercles concentriques, au nombre de 6. Chaque cercle possédait un des six pouvoirs du sage, et, ensembles, ils conféraient au Rikudō Sennin un pouvoir plus grand encore. Celui de donner vie à tout ce qu'il imaginait. Ainsi, il imagina les arbres, l'herbe, l'eau, le ciel, la terre, le chaud, le froid, les animaux, les insectes, avec une sagesse digne de l'équilibre du chakra. Après avoir donné un nom à tout, il se concentra sur lui même, car, comme tout les humains, il voulait savoir d'où il venait, pour en conclure où il allait. Ces recherches l'emmenèrent à la compréhension parfaite du chakra. Tout ce qui l'entourait était composé de chakra, que ce soit le sol qui existait déjà, celui qu'il voyait dans les montagnes, celui qu'il sentait dans les animaux, celui qu'il entendait siffler entre les arbres. Il comprit qu'il ne faisait pas exception, et il chercha d'autres manière que le Rinnegan pour exploiter cette puissance."

    Il tenta de refaire apparaître cette boule bleue, sans se servir de ses yeux. C'est la raison pour laquelle il les avait bandés. Il sentit que quelque chose apparaissait dans sa main. Et cela tournait à une vitesse incroyable. Concentrer cette puissance en un point fixe... Ne pas faire tourner ça que dans un sens... Là... Il enfonça sa main dans le sol, et, entendant un impressionnant bruit, il retira son bandeau. Quel choc ce fut lorsqu'il découvrit que là où sa paume avait été posée, il y avait un trou énorme! Même le sol dur avait été ravagé! Cette technique était prête. Pourquoi cherchait-il ce genre de techniques? Il ne le savait pas, mais après tout, c'était un humain comme eux d'aujourd'hui. Et les humains ont toujours aimé faire la guerre. Aussi, il créa des hommes, comme lui à quelques points près, à qui il donna à chacun un rouleau de feuilles séchées, travaillées, jusqu'à en faire les premiers parchemins, contenant toutes les techniques qu'il avait trouvé. Il leur enseigna sa lecture, son écriture, son histoire, le chakra, et leur assigna un coin du monde. Mais il les retint au dernier moment. Il avait autre chose à leur confier...

    "Nul ne sait ce qui poussa le Rikudō Sennin à créer la femme. Cependant, il le fit, et il s'avéra que ce fut d'une grande sagesse. En effet, la femme qui alors était encore considérée égale à l'homme, ne faisait pas pour autant les mêmes choses que lui. Il s'avéra que l'homme voulait se battre, et que la femme, choisissant des travaux moins pénibles, décida qu'elle entretiendrait la maison en attendant le retour de l'homme. D'ailleurs, l'homme aurait été bien trop peu intelligent pour s'acquitter intelligemment de ces tâches... Ainsi, l'origine du machisme actuel n'est pas le sentiment de supériorité de l'homme, mais l'intelligence supérieure de la femme, à cette époque. Sans doute le sage avait-il prévu que cela se passerait comme ça... Cependant, on ne sait pas non plus pourquoi il décida que les femmes porteraient les enfants... Peut-être, suggère une rumeur, s'est-il identifié comme les autres hommes, et n'a pas supporté l'idée de souffrir autant..."

    Il invoqua une grenouille, et, après avoir contemplé son ½uvre, il lui donna un caractère bien spécial, en lui disant qu'il serait le seul à être ainsi.
    "Au revoir, Gamabunta."
    Et il le révoqua. Cette personnalité fit de cette grenouille la grenouille la plus puissante. Il se dit d'ailleurs qu'en son hommage, il devrait créer un être semblable, mais moins intelligent. C'est ainsi que la petite grenouille qui vit aujourd'hui, dans notre monde, prit vie. Il fit de même pour Manda, un serpent parlant, qu'il recopia pour en faire le serpent de notre monde, et pour la limace, Katsuyu, qui se vit à son tour recopiée.

    "Pourtant, le chakra n'était pas encore satisfait. Il était encore trop à l'état de fluide. Aussi, en plusieurs endroits du monde, se formèrent 10 monstres, très puissants, de telle manière que même Rikudō Sennin n'avait pas autant de chakra. Cependant, il fallu bien que le chakra soit partagé, et il ne le fut pas équitablement. Leur puissance fut visible au nombre de leurs queues. Le moins puissant, le "Ichibi", c'est à dire "une queue", était donc le moins puissant. Il vivait dans une des étendues de sables que le sage avait instauré dans sa création du monde. C'était ce que l'on appelait un Shukaku, qui n'a pas d'équivalent vivant, mis à part lui même. Le Nibi (deux queues), ressemblait à un chat, et était un peu plus puissant. Sanbi (trois queues), qui était encore un peu plus puissant, ressemblait à une tortue. Yonbi (quatre queues), le singe, en possédait encore plus, et ainsi de suite pour Gobi (cinq queues), l'hybride cheval à tête de dauphin, Rokubi (six queues), la limace, Shichibi (sept queues), le coléoptère, Hachibi (huit queues), le taureau, et Kyūbi (neuf queues), le renard. Mais il y en avait un dernier, plus puissant encore que tous les autres réunis. Le Jūbi, être infâme, possédant dix queues, mais dont la puissance avait largement prit le dessus sur l'équilibre..."

    Il sentit comme un pressentiment. Il fallait qu'il en soit sur... Il le fut rapidement, puisqu'un homme arriva, en courant, presque nu, et avec un corps dans un piteux état. Lorsqu'il lui demanda ce qu'il se passait, il lui parla d'un gigantesque renard, dont le nombre de queues était de neuf, qui avait ravagé son habitation, sa femme et ses enfants. Il comprit que ce n'était pas le seul être de la sorte. Il y en avait donc. Il décida de créer une espèce spécifique, qu'il appela chiens, pour rechercher toutes les informations qu'ils le pouvaient. Cela se passa très rapidement. En quelques heures, il apprit l'emplacement de chacun de ses monstres. Il partit vers celui qui semblait le moins fort. Celui-ci jura de rester dans son désert tant qu'on ne le dérangerais pas. Il négocia ainsi avec plusieurs Bijus, puisque c'est ainsi qu'il les appela, leur créant au besoin une porte vers un autre monde, comme pour le Sanbi. Mais Kyūbi, le renard, se montra plus réticent. Il dut se servir de son Rinnegan pour le convaincre. Kyūbi parut inquiet en voyant ces yeux. Cependant, il dit au sage qu'il n'avait pas la moindre chance contre le dernier Biju, et que ses yeux en étaient la preuve.

    "Aucune description exacte du Jūbi n'est possible, mais les Uchiha nous ont dévoilé que, d'après une inscription laissée par le Rikudō Sennin, il avait un seul ½il, dont la particularité était qu'il semblait être une fusion du Rinnegan et du Sharingan. Cet ½il faisait de ce monstre un véritable drame pour le monde. C'est pourquoi le sage décida que ce monde qu'il avait créé méritait d'être sauvé, même si sa vie devait en être le prix."

    En effet, lorsqu'il se retrouva face au dernier Biju, le Jūbi, il comprit ce qu'avait voulu dire le renard. Ce monstre, doté de 10 queues et d'un ½il unique, était effrayant. Son ½il était rouge et noir. Il possédait les six cercles du Rinnegan, mais dedans tournaient, sur chaque cercle, trois "virgules" noires, que l'on appela tomoes. Il bougeait à une vitesse impressionnante, et semblait anticiper toutes les attaques possibles et imaginables. Mais il réussit cependant à le toucher. Il évita une de ses queues, qui avait tenté de le frapper, et avait posé un sceau dessus, d'une infime discrétion. Cependant, l'½il du Biju l'avait vu.
    "Qu'est-ce que c'est?" Cria-t-il de sa voix grasse et sifflante à la fois.
    Il rapprocha son ½il de cette marque noirâtre. D'un coup, le sage disparut de la où il était, pour réapparaître à la place du sceau, et, après avoir exécuté en une fraction de seconde une centaine de signes différents, il frôla l'½il de son adversaire avec son doigt. Puis il disparut, et réapparut sur une autre marque, située sur le sol un peu plus loin. Il ne put éviter tout les coups que le monstre, en colère, se mit à donner. Et il était presque mort, lorsque, alors que le monstre ne s'y attendait pas, il se téléporta, (puisque c'était ce qu'il faisait depuis la première marque), juste derrière la tête du Jūbi, et posa un doigt sur son crâne. Il fit encore une centaine de sceaux, et il sentit une douleur déchirante au creux de son ventre. Sur le coup de la douleur, il s'évanouit.

    Lorsqu'il se réveilla, le monstre était étendu par terre. Il en déduit que sa technique avait marché. En effet, il se releva d'un bond, plein d'une toute nouvelle puissance. Il ouvrit l'½il du Biju, et, après avoir réfléchit, il exécuta quelques signes, et plaqua sa main dessus. Les "virgules" disparurent, ainsi que le fond rouge et les six cercles. Puis il saisit la carcasse du monstre, et, à l'aide de cette nouvelle puissance qui semblait infinie, il la lança loin, très loin, très haut. Si bien qu'elle atteignit le ciel. Il l'enveloppa d'une matière semblable au sol originel, et il appela ça la lune. Quelques années plus tard, il sentit qu'il devait faire quelque chose. Il traça des lignes sur le sol, semblables à deux hommes côtes à côtes, l'un un peu plus grand que l'autre. Il commença par le plus grand. Il ferma les yeux un instant, et les rouvrit peu après. Une silhouette se leva des lignes, et prit, peu à peu, des couleurs humaines. Il avait de grands cheveux noirs et des yeux noirs. Le deuxième se leva à son tour. Il semblait légèrement plus jeune. Il avait les cheveux plus court et lisses, et un regard tendre. Il les fit s'entraîner. Il leur partagea ses pouvoirs.

    "Les deux fils du sages sont ceux qui formèrent plus tard les clans Uchiha et Senjū. L'ainé reçut de sa part toute sa force, et le dōjutsu volé au Jūbi appelé le Sharingan, et il donna à son cadet la sagesse, ainsi que sa maîtrise parfaite du chakra. N'ayant pas accompli son rêve de re-pacifier le monde qu'il avait mit en guerre, il leur dit que l'un d'eux devrait le remplacer, et continuer son ½uvre. Soit par la force, soit par la sagesse. Après les avoirs entraînés, il décida de confier cette mission au cadet, qui fonda le clan Senjū, se mettant à la base du conflit qui opposera plus tard les deux clans, qui fondèrent le village de Konoha, au sein du pays du feu."

    Il réalisa l'erreur qu'il avait faite en voulant choisir entre ses deux fils. Mais il ne pouvait pas revenir en arrière. Alors il partit en ermite, essayant de créer une nouvelle technique qui lui permettrait de se faire pardonner. Il travailla beaucoup, et, en même temps, prit une tablette de pierre, et y grava d'une manière spéciale plusieurs inscriptions. Ayant étudié le Sharingan, il connaissait tous ses secrets. Il écrivit une partie de son histoire de manière à ce qu'elle soit lisible par un utilisateur du Sharingan, une autre pour qu'une technique liée au Sharingan, qu'on appela Mangekyō Sharingan, puisse lire aussi, en plus de la première partie, et, il finit ses explications de manière à ce qu'un Rinnegan soit le seul dōjutsu à pouvoir tout lire. Car, même si personne n'avait été formé au Rinnegan ou n'en avait hérité, il ne doutait pas qu'un jour il puisse être reproduit. Il offrit la tablette et la technique d'espace-temps qu'il avait créée à son fils ainé, et le pria de pardonner sa faute. Celui-ci accepta les cadeaux, et jura qu'il n'était pas en colère contre son père. Soulagé, il partit, utilisant la technique d'espace-temps pour disparaître de ce monde, de telle sorte que personne, mis à part son fils, ne puisse le retrouver...

    "Le Rikudō Sennin disparut sans explications. Bien que personne ne sache ce qu'il est vraiment advenu de lui; tout laisse imaginer qu'il n'est pas complètement mort. On connait mal les pouvoirs qu'il possédait, et il est tout à fait possible que, dans ses longues recherches, il aie découvert le secret de la vie éternelle. Ce qui amène à cette hypothèse, c'est ke fait que de nombreuses évidences nous sautent aux yeux, au milieu de ce que nous connaissons déjà, et que certains prétendent, sans pouvoir le prouver, avoir vu un homme dont les yeux étaient composés de cercles grisâtres. Pourtant, il serait plus plausible que, sentant sa mort approcher, il aie décidé de se cacher, afin de rejoindre l'autre monde en paix, libérant ainsi son âme de la pression apportée par les hommes, ceux qu'il avait créés, et dont nous sommes les descendants, ceux-là même à qui il avait confié le pouvoir de se battre...

    CHAPITRE D'HISTOIRE NUMERO 5: LES GRANDES GUERRES..."





    Alors votre avis?

    1 commentaire
  • One Shot 11: Il sera là...

    Yo! Voici un One-Shot écrit pour le concours de x--Neji! Petit retour aux sources, puisqu'il ne fait que deux pages... ça rappelle de bons souvenirs ^^

    Bonne lecture, les gens!






    "Ta gueule, pauvre con! Et ne m'adresse plus jamais la parole!
    -Mais...
    -Plus jamais, j'ai dit!"

    La jeune fille partit en courant vers un endroit moins fréquenté de la ville. Il fallait qu'elle se calme. Mais rien que de repenser à cette image, celle de ce brun aux yeux noirs, qui avait essayé de la violer quelques mois auparavant, et que cet abruti de Sasuke venait de lui planter devant les yeux. Oui, c'était son grand frère, oui, elle était sortie avec lui, mais non, elle ne voulait plus en entendre parler. Pourquoi avait-il fallu qu'elle tombe amoureuse de lui? Pourquoi? POURQUOI? Aucune réponse n'était envisageable ou plausible. Comme toujours, avec l'amour. Saloperie de romans à l'eau de rose qui lui avait fait rentrer dans le crâne que l'amour était la plus belle chose qui puisse lui arriver... Mensonge! Juste des mensonges! Elle haïssait à présent tout ce qui pouvait être en rapport avec ça. Pas question qu'elle se fasse avoir. D'autant plus que son physique était alléchant pour la plupart des hommes qui la regardaient. Une blonde aux yeux bleus avec de telles formes, avantageuses ou au contraire digne de la plus grande des malédictions, selon le point de vue, avait en effet de quoi attirer l'attention d'un adolescent normal et bourré d'hormones, et le plus souvent, de mauvaises intentions...

    Elle se retourna, et vit que cet abruti de Sasuke la suivait. Foutu mecs! Étaient-ils tous aussi bornés que lui? Il fallait souhaiter à l'espèce humaine que non. Sinon, les filles finiraient par ne plus supporter d'être collées ainsi, et donc de rester avec les mecs, ce qui entrainerait, de toute évidence, l'extinction de l'espèce. Ainsi la monnaie serait rendue à toutes les autres qui auraient disparu par sa faute. Pourquoi pensait-elle ça maintenant? Elle n'en savait rien du tout. Elle ne se reposa même pas la question. À quoi bon... Après tout, le cerveau avait beau être un organe qu'elle connaissait bien, elle ne le maîtrisait pas encore, comme la majeure partie des gens. On pense, et on ne sait pas pourquoi. C'était la seule justification dont elle avait besoin. Elle continua à avancer, espérant juste qu'il ne la suivrait pas plus longtemps. Mais il semblait avoir décidé de s'accrocher. Elle se retourna et lui lança:

    "T'en a pas marre de me suivre? Lâche moi! C'est pas compliqué! Casse-toi!
    -Mais j'ai rien fais, Ino! C'est pas de ma faute!
    -T'étais pas obligé de me pointer cette photo sous le nez!
    -Je voulais juste vérifier!
    -MAIS JE M'EN FOUS!!!"

    Elle le regarda droit dans les yeux, des yeux noirs tristes en face d'yeux bleus et rouge, pleins de tristesse, mais aussi de colère, de ranc½ur, et d'amertume. Pourquoi fallait-il qu'elle aie à se justifier plus que ça? Elle voulait être seule! C'était pourtant clair! Peut-être pas agréable, mais clair! Elle ferma les yeux, puis, se retournant pour se mettre dos à son interlocuteur, elle annonça d'un ton froid, la tête baissé, un simple et ultime "Casse-toi." qui claqua dans l'air, comme un fouet dans le dos d'un esclave. Sasuke finit par accepter, et, la tête basse, il partit. Une larme coula sur la joue d'Ino, qui entendait les pas de son ex s'éloigner, résonnant dans la ruelle silencieuse, seul refuge qu'elle pensait avoir.

    Pourquoi faut-il que la vie me fasse subir de telles choses? Je n'ai jamais rien fait de vraiment mauvais... J'aide les vieilles dames, je travaille en cours, j'ai même juré de ne pas coucher avec quelqu'un avant de me marier... D'ailleurs, c'est ce qu'Itachi avait eu en travers de la gorge... Il n'avait visiblement pas apprécié mon refus... Si je m'étais douté qu'il était capable de faire quelque chose comme ça... Serais-je sortie avec lui? Aurais-je accepté ses avances? Pourtant, au fond de moi, je savais que quelque chose allait mal tourner... Encore une fois, je m'étais trouvée stupide... Pourquoi ne suis-je pas capable d'écouter ce que je ressens? Ça m'aurait évité bien des ennuis...

    Elle repensa à ce soir, où il était en train de l'embrasser. Il l'avait pris par la main, lui intimant qu'il avait envie de lui donner quelque chose. Elle l'avait suivi, naïve... Ils étaient monté dans sa chambre... En entrant, elle fouilla la pièce du regard, essayant de deviner où pouvait être cette chose qu'il voulait lui donner. Elle sentit la main de son petit copain, qui se posait un peu en dessous de son cou pour attraper le premier bouton de son chemisier en lui disant de s'offrir à lui, qu'elle ne serait pas déçue. Ino le repoussa. Non, elle ne le voulait pas. Et elle le lui dit. Itachi secoua la tête. En fait, pour lui, elle n'avait pas vraiment le choix... Il lui avait plaqué la main sur la gorge, et avait commencer à vraiment la déboutonner. Elle essaya de se débattre, mais elle était bien plus faible que lui... Elle avait crié, on l'avait entendu. Un type était entré dans l'appartement, sans frapper, et l'avait menacé avec un revolver. Il lâcha Ino, qui referma les deux boutons ouverts, et lui cria que c'était fini, et qu'elle ne voulait plus le voir. Puis elle partit en courant, les larmes aux yeux. Ça avait failli arriver...

    Elle regarda derrière elle. Sasuke était toujours en train de s'éloigner doucement, la tête basse. Il était déjà presque arrivé au bout de la rue. Quel idiot... Il lui avait rouvert une cicatrice presque complètement fermée. Il y avait mit le doigt et avait tiré, sans le faire exprès, mais ça avait suffi à tout supprimer. Pourtant, elle l'aimait. Mais à présent, il lui faisait peur. C'était son frère? Alors il devait être capable des mêmes atrocités. Ils avaient le même sang, les mêmes yeux noirs effrayants, et pourtant si séduisants... Les mêmes mains, si ce n'était que Sasuke ne se vernissait pas les ongles en violet, pleines de puissance, qui pouvaient sembler si protectrices, et à la fois si destructrices... Et puis il y avait leurs voix. Elles étaient si douces... Celle de Sasuke était un peu plus grave que celle d'Itachi, mais si profonde, aussi... Pourquoi fallait-il qu'elle pense à ça? Encore une fois, elle n'y pouvait rien. Elle continuait de se torturer. Ressasser le passé a beau être le meilleur moyen de faire remonter les mauvais souvenirs, à certains moments, on ne peut pas s'en empêcher... Et elle détestait ne pas pouvoir s'empêcher quelque chose...

    Sasuke... Pourquoi a-t-il fallu que tu me fasses ça? Je ne t'ai rien fait, moi... Je voulais juste une vie tranquille, avec un mec que j'aimais et qui m'aimait... Je suis sure que je t'aime, mais... Toi... Est-ce que tu m'aimes vraiment? J'en doute... Tu n'aurais pas tourné le couteau dans la plaie si tu m'avais aimée... Tu te serais contenté de me dire ce que tu ressentais pour moi, de m'embrasser, de me tenir par la taille, comme tout le monde... L'homme parfait ne te poses pas de question sur ton passé, mais te guide vers l'avenir. Tu as fait tout le contraire... A moins que... Enfin... Tu avais peut-être envie de me protéger... Je ne sais pas... En tout cas, tu as fait une connerie, quelque chose de terrible, d'impardonnable... Enfin... C'est vrai que ce n'est pas toi qui a essayé de me violer... Mais cette photo... Si seulement tu pouvais avoir une idée ce qu'elle représente pour moi... Après tout, c'est vrai, tu ne le sais pas... Mais tu aurais du... Nous aurions put continuer, ainsi... Mais t'as tout foutu en l'air... Ou bien est-ce moi? Est-ce que ce n'est pas moi qui ai tout foutu en l'air? Peut-être bien... En fait, si je m'étais contentée de te dire que je ne supportai pas de voir cette photo et que je ne voulais pas en parler, tu m'aurais prise dans tes bras, et nous aurions pu passer à autre chose... Merde... J'ai encore fais une connerie...

    Elle baissa la tête. C'était surement trop tard. Maintenant, il était définitivement blessé. Elle avait fait la pire connerie de sa vie. Elle avait frappé celui qu'elle aimait en plein c½ur, et de toutes ses forces... Mais elle l'aimait... Il y avait cette petite voix à l'intérieur d'elle même qui lui criait de l'appeler, lui dire de revenir, qu'elle l'aimait, qu'elle ne voulait pas qu'il parte... Mais qu'allait-il penser? Qu'allait-il penser d'elle? Ce n'était pas possible... D'un autre côté, si elle ne le faisait pas maintenant, elle ne le ferait jamais... Elle laissa une larme supplémentaire couler le long de sa joue, sans prendre la peine de l'essuyer. Avant, c'était lui qui le faisait... Sa voix continuait de lui crier toujours les mêmes choses... En fait... Peut-être qu'il fallait qu'elle le fasse... Peut-être fallait-il qu'elle écoute ce qu'elle ressentait... Mais c'était stupide... Elle en était certaine...

    Non... Je l'ai dit trop de fois pour ne pas avoir retenu la leçon... Je ne me ferais pas avoir une fois de plus... Je n'en ai pas le droit! C'est ce que je ressens! Je ne peux pas le laisser partir! Je l'aime! Sasuke! Je t'aime!

    Elle releva la tête. Sasuke s'apprêtait à sortir de la ruelle. Il jeta un dernier regard e arrière et vit qu'Ino le regardait. Il recommença à avancer, et la voix d'Ino résonna sur les murs qui les entouraient.

    "Sasuke! Attends!
    -...
    -Je, fit-elle en se rapprochant de lui... Je... Je ne veux pas que tu partes...
    -...
    -Je veux que tu me prennes dans tes bras et que tu me dises que tout ira bien...
    -...
    -Je... Je t'aime, Sasuke... Je t'aime...
    -... Moi aussi, Ino..."

    Il la prit dans ses bras. Ino posa sa tête contre son torse. Elle sentit les battements de son c½ur qui résonnaient sur son oreille. Elle sentit la main de son petit copain qui lui caressait les cheveux... Elle sentit le bras de son homme qui la serrait contre lui... Elle sentit son parfum qui pénétrait doucement dans son nez... Elle sentit tout l'amour dont-il était capable au travers de sa manière de la toucher... Et sa voix grave n'émit que quelques mots supplémentaires, qui finirent d'apaiser ses craintes...

    "Tout n'ira pas bien... Mais quoi qu'il arrive, je serais là..."

    Il sera là...

    Il sera là...

    Il sera là...





    Et voilà! Durée de lecture du One Shot: Une dizaine de minutes, je pense...
    Durée réelle du One shot: 2 minutes et demi xD C'est fou ce qu'il peut se passer dans une tête en quelques secondes à peine... Enfin, passons...

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    7 commentaires


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